Un cycle s’achève, un autre s’ouvre 🌿

Mon calendrier intérieur est bien différent de celui qui rythme la vie de manière générale 🍀 Le mois de janvier qui signe une nouvelle année s’est chez moi transformé en une période douce et calme, avec le mois de février, période que j’ai nommée le silence fertile. Cette saison me permet de me poser, de faire le bilan de l’année précédente et de comprendre ce que j’ai à vivre durant celle qui commence.

C’est ainsi que le mois de septembre s’est naturellement posé en miroir 🍁 après le calme, la plantation des graines (mars-avril) et leur éclosion (mai-juin) et leur floraison (juillet-août), septembre et octobre accueillent l’énergie des récoltes, de la mise en pratique de ce qui a été cultivé les mois passés 🌱 Un point de bascule entre la préparation, la mise en condition, et la réelle mise en route des projets, avec toutes les bonnes énergies qui vont bien.

Septembre, c’est le retour de l’élan, le moment où les projets prennent enfin vie, où l’ordre reprend ses droits, où les routines jalonnent des journées productives et efficaces. Je ne vis pas ce mois comme une rentrée scolaire, loin de là 🍄 L’expérience se rapproche plus de mon rythme naturel et des cycles des saisons, comme des symboles païens, par la célébration de Mabon, entre autres, et de son invitation à l’abondance, la gratitude, la transition…

Dans l’éclosion de mars et d’avril, j’ai réussi à laisser plusieurs choses derrière moi 🌻 certaines croyances comme certains fonctionnements. J’ai décidé de continuer à travailler sur moi, mais aussi sur ma relation à autrui, notamment dans le cadre sentimental. Apprendre à poser mes limites et à les exprimer, prendre du temps pour moi, ne pas construire mon bonheur autour d’un tiers. J’ai pu compter sans faillir sur la présence de mes enfants et de mes amis proches ♥️ et ça, c’est tellement fou que j’en remercie l’univers chaque matin en ouvrant les yeux.

J’ai, pendant cette période et celle de la floraison estivale, pu retrouver et compter sur ma communauté Twitch assez dingue 🤯 nous avons construit ensemble un espace où la parole est libre, dans le respect de chacun, un peu dans l’idée de ce que je souhaite créer comme endroits, en ligne ou IRL, dans mes pratiques de thérapeute en devenir… précieux 💎 Ça fait maintenant deux mois pleins que j’ai réussi à reprendre le chemin du travail, oeuvrant à la remise en route de la boutique et au développement de mes projets que j’espère fructueux dans les prochaines semaines…

Mais les récoltes ne sont pas que les réussites visibles, ça va bien au-delà ⏳ une récolte ne permet pas uniquement de voir ce que l’on a accompli, mais aussi ce que nous avons compris, quitté ou retrouvé. J’ai identifié ce que je ne voulais plus reproduire, ce que je désire continuer à nourrir, ce que j’ai découvert sur mon énergie, appris sur mes relations et ma manière de relationner, comment je vis ma créativité, et plus loin encore, ce que je veux cultiver dans les mois qui me sont offerts sur cette fin d’année, et la suivante ☀️ obtenir mes certifications, développer la boutique, la chaîne Youtube et le Patreon, suivre mes chantiers d’écriture, en terminer quelques-uns, ouvrir mon cabinet de thérapeute, et prendre soin de ces espaces de dialogue de soi à soi, et de soi aux autres.

On se retrouve ici ou là-bas ?

✍ Ma lecture du film « Le voyage de Chihiro »

Les productions Ghibli semblent avoir cette capacité à parler directement à nos émotions & à nos failles. J’ai toujours eu une certaine retenue à en visionner, et j’en comprends aujourd’hui les raisons.
C’est une fenêtre ouverte sur l’invisible : ce qu’on ressent, ce qu’on tait, ce qu’on porte, ce qu’on espère. Comme un écho émotionnel. Comme si le cœur reconnaissait le message avant même que l’esprit le comprenne.

Découverte du film d’animation
« Le Voyage de Chihiro »

Mots-clés : rite de passage, égarement, mémoire affective

Dès le premier quart d’heure, on plonge dans un univers étrange, qui fait émerger des sensations enfouies, illustrées par des non-dits puissants qui déstabilisent. On comprend vite que c’est un voyage initiatique qui débute avec de lourdes pertes et grand fracas.

Le parcours d’une enfant arrachée brutalement à ce qu’elle connaît et qui doit traverser une épreuve pour grandir, comprendre le monde autrement, et surtout, apprendre à ne pas perdre son identité. L’histoire d’une transformation intérieure lente, qui bouscule.

Les parents vont rapidement être soumis à leurs pulsions via un appétit démesuré et de ce fait subir une transformation sans appel. Chihiro, malgré la peur, l’abandon, la solitude et le sentiment d’impuissance, ne renonce jamais. Elle fait confiance à son cœur, traverse ses émotions, fait preuve de courage, mais sans forcer. Elle tient debout malgré l’incertitude, transcendant la douleur sans se perdre. Lorsqu’elle franchit le fameux tunnel, rien n’est plus comme avant, elle est projetée dans une réalité qu’elle n’a pas choisie.

Haku, allié précieux dans son aventure, la guide et la protège, mais lui-même est prisonnier d’une situation qu’il ne comprend pas totalement, en proie à ses propres failles, car il a oublié qui il est, soumis à son masque, à ses peurs et sa fuite. Perdu, il est attaché par une sorte de pacte – dont les contours s’effacent progressivement – à Yubaba, la sorcière régente qui prête ses traits à la figure de l’emprise psychologique abordée par le film.

Mais l’énergie et l’amour de Chihiro veillent au grain, car même si elle ne peut aider quelqu’un qui refuse de se souvenir de lui-même, elle peut devenir le phare dans la brume pour lui permettre de retrouver son chemin.

Se souvenir de qui l’on est permet de retrouver sa liberté, et l’amour sincère, celui qui respecte et qui ne force pas, joue un rôle fondamental dans ce cheminement, il libère lorsque la maturité émotionnelle et l’acceptation des épreuves comme passage initiatique sont incarnées.

Dans ce film d’animation, ce n’est pas une solution miracle qui œuvre pour le juste dénouement, c’est une traversée intérieure utilisant notamment l’image d’un train qui symbolise le passage vers la maturité et le lâcher prise. Un voyage qui prend du temps et vole quelques plumes au passage. Un conte qui met en lumière l’espoir discret, mais puissant.

Avril 2025

✍ Article du passé : « Palladium VS Converse »

Je ressors des vieilles archives poussiéreuses de mon ancien blog un article que j’avais rédigé en avril 2008 (ça ne nous rajeunit pas, ça, ma jeune dame !) Ce qui m’y a fait penser ? Une photo, prise cet été, de deux paires de Converse au soleil, symbole, s’il en est à mes yeux, d’une jeunesse pétillante à l’avenir plein de promesses ♥


Je me souviens encore aujourd’hui de mes fameuses Palladium Pampa Low couleur lie-de-vin, une teinte que j’affectionnais particulièrement à l’époque, tout comme le bleu nuit, le noir, le camel… des couleurs d’ado des 90’s !

Mes « Palla », jusqu’à leur belle mort, trouées de partout qu’elles étaient et pleines de souvenirs de ballades et autres crapahutages de gamine (pas) boutonneuse, me donnaient l’impression justifiée d’être « in » et surtout, se mariaient véritablement avec l’ensemble de ma garde-robe, de mes jeans à mes petites jupettes d’été (rares, il faut le dire).

Je me sentais tellement bien dedans que je ne voulais rien porter d’autre et surtout, pas les jeter comme des malpropres, malgré l’air pitoyable qu’elles ont fini par me donner !

C’est mon mec de l’époque qui les a sauvagement jetées à la poubelle, sous mes yeux plein de larmes n’arrivant pas à se détacher de cette terrible condamnation sans possibilité d’appel que représentait la benne à ordure. Ben oui, fallait aller jusqu’à la benne, car la poubelle de la cuisine ne me faisait pas peur : je les avais déjà repêchées pour les passer à la machine et les remettre tendrement sur mes mignons petits pieds.

Non, non, je ne suis pas folle. J’ai des goûts prononcés et je sais ce que je veux, nuance. Le problème résidait d’ailleurs plus dans le fait que je ne trouvais pas de sœurs, si possible jumelles, à Palladium chéries et que donc, je n’avais pas de solution intermédiaire pour satisfaire tout le monde. Mon mec de retrouver une copine aux pieds regardables, mon entourage de ne plus se prendre murs et réverbères pour cause de focalisation sur un point situé autour de mes pompes, et moi… ben moi ça allait !

Finalement, après que la benne a eu raison de mes chaussures adorées, et dont je garderai toujours au fond de mon cœur l’odeur particulière (hum), j’ai commencé à farfouiller dans les magasins des Halles (celles de Paris), à la recherche de la pièce unique de mon meuble à chaussures. Et justement…

Quoi de mieux que des All Star pour remplir le rôle ? La perfection même (odeur comprise) ! Le style, l’élégance, la chaussure qui collait parfaitement aux jeans (un peu moins aux jupettes, j’en conviens, mais devinez quoi ? c’est pile à ce moment que j’ai arrêté d’en mettre, des jupettes) et surtout, à mon goût immodéré pour le « out-fashion », courant que je privilégie depuis mon plus jeune âge (sur lequel j’avais fait une croix temporaire le temps de mes Palla, je l’admets…).

J’avais trouvé la perle rare. Ma première paire de Converse toujours dans les tons bordeaux, montante, a duré presque deux ans. La seconde, basse et rouge, un peu plus d’un an. Et depuis, j’use les All Star comme je change la couleur de mes rideaux, c’est à dire environ une fois tous les deux ans, car je ne suis plus une gamine (non, non), je sais mettre d’autres chaussures que mes baskets… au moins pour garder celles-ci plus longtemps !

Aujourd’hui, je gravite une nouvelle fois avec des All Star bordeaux, montantes… et mon oeil lorgne sur une petite paire basse et blanche… à moins que je ne me tourne vers Palladium, qui sort des modèles sympas pour l’été 2008… mais rien n’est moins sûr !


Et alors, qu’en est-il aujourd’hui ? Exit les Palla, définitivement. Quant aux Converse, les années et le poids en trop pèsent sur mes pauvres articulations et tendons, et il faut dire que les Converse, sur ce point, ne sont pas trop tendres. Aucun drop, une semelle dure et pas assez de tige sur les modèles bas pour insérer une paire d’orthèses (car voyez-vous, je traine une tendinite à la cheville depuis trois ans…. c’est long, trois ans.)

Donc la jolie paire basse couleur jaune que je possède va certainement finir en modèle de soirée, pour ces invitations où je ne marque pas beaucoup. La montante en jean avec flammes rouges et dorées en sequins qui m’avait mis plein d’étoiles dans les yeux va patienter le temps de voir si je parviens à venir à bout de tous ces « petits » maux.

L’avantage de ma génération, c’est qu’elle n’aura certainement plus trop à batailler avec les qu’en-dira-t-on et les regards de travers dans une vingtaine ou une trentaine d’années, lorsque les cheveux blancs mettront des fringues qui auront déjà été au moins deux fois à la mode entretemps.