✍ Article du passé : « Palladium VS Converse »

Je ressors des vieilles archives poussiéreuses de mon ancien blog un article que j’avais rédigé en avril 2008 (ça ne nous rajeunit pas, ça, ma jeune dame !) Ce qui m’y a fait penser ? Une photo, prise cet été, de deux paires de Converse au soleil, symbole, s’il en est à mes yeux, d’une jeunesse pétillante à l’avenir plein de promesses ♥


Je me souviens encore aujourd’hui de mes fameuses Palladium Pampa Low couleur lie-de-vin, une teinte que j’affectionnais particulièrement à l’époque, tout comme le bleu nuit, le noir, le camel… des couleurs d’ado des 90’s !

Mes « Palla », jusqu’à leur belle mort, trouées de partout qu’elles étaient et pleines de souvenirs de ballades et autres crapahutages de gamine (pas) boutonneuse, me donnaient l’impression justifiée d’être « in » et surtout, se mariaient véritablement avec l’ensemble de ma garde-robe, de mes jeans à mes petites jupettes d’été (rares, il faut le dire).

Je me sentais tellement bien dedans que je ne voulais rien porter d’autre et surtout, pas les jeter comme des malpropres, malgré l’air pitoyable qu’elles ont fini par me donner !

C’est mon mec de l’époque qui les a sauvagement jetées à la poubelle, sous mes yeux plein de larmes n’arrivant pas à se détacher de cette terrible condamnation sans possibilité d’appel que représentait la benne à ordure. Ben oui, fallait aller jusqu’à la benne, car la poubelle de la cuisine ne me faisait pas peur : je les avais déjà repêchées pour les passer à la machine et les remettre tendrement sur mes mignons petits pieds.

Non, non, je ne suis pas folle. J’ai des goûts prononcés et je sais ce que je veux, nuance. Le problème résidait d’ailleurs plus dans le fait que je ne trouvais pas de sœurs, si possible jumelles, à Palladium chéries et que donc, je n’avais pas de solution intermédiaire pour satisfaire tout le monde. Mon mec de retrouver une copine aux pieds regardables, mon entourage de ne plus se prendre murs et réverbères pour cause de focalisation sur un point situé autour de mes pompes, et moi… ben moi ça allait !

Finalement, après que la benne a eu raison de mes chaussures adorées, et dont je garderai toujours au fond de mon cœur l’odeur particulière (hum), j’ai commencé à farfouiller dans les magasins des Halles (celles de Paris), à la recherche de la pièce unique de mon meuble à chaussures. Et justement…

Quoi de mieux que des All Star pour remplir le rôle ? La perfection même (odeur comprise) ! Le style, l’élégance, la chaussure qui collait parfaitement aux jeans (un peu moins aux jupettes, j’en conviens, mais devinez quoi ? c’est pile à ce moment que j’ai arrêté d’en mettre, des jupettes) et surtout, à mon goût immodéré pour le « out-fashion », courant que je privilégie depuis mon plus jeune âge (sur lequel j’avais fait une croix temporaire le temps de mes Palla, je l’admets…).

J’avais trouvé la perle rare. Ma première paire de Converse toujours dans les tons bordeaux, montante, a duré presque deux ans. La seconde, basse et rouge, un peu plus d’un an. Et depuis, j’use les All Star comme je change la couleur de mes rideaux, c’est à dire environ une fois tous les deux ans, car je ne suis plus une gamine (non, non), je sais mettre d’autres chaussures que mes baskets… au moins pour garder celles-ci plus longtemps !

Aujourd’hui, je gravite une nouvelle fois avec des All Star bordeaux, montantes… et mon oeil lorgne sur une petite paire basse et blanche… à moins que je ne me tourne vers Palladium, qui sort des modèles sympas pour l’été 2008… mais rien n’est moins sûr !


Et alors, qu’en est-il aujourd’hui ? Exit les Palla, définitivement. Quant aux Converse, les années et le poids en trop pèsent sur mes pauvres articulations et tendons, et il faut dire que les Converse, sur ce point, ne sont pas trop tendres. Aucun drop, une semelle dure et pas assez de tige sur les modèles bas pour insérer une paire d’orthèses (car voyez-vous, je traine une tendinite à la cheville depuis trois ans…. c’est long, trois ans.)

Donc la jolie paire basse couleur jaune que je possède va certainement finir en modèle de soirée, pour ces invitations où je ne marque pas beaucoup. La montante en jean avec flammes rouges et dorées en sequins qui m’avait mis plein d’étoiles dans les yeux va patienter le temps de voir si je parviens à venir à bout de tous ces « petits » maux.

L’avantage de ma génération, c’est qu’elle n’aura certainement plus trop à batailler avec les qu’en-dira-t-on et les regards de travers dans une vingtaine ou une trentaine d’années, lorsque les cheveux blancs mettront des fringues qui auront déjà été au moins deux fois à la mode entretemps.

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